Diagnostic et réponse 

Le diagnostic précis de la situation doit être fait le plus rapidement possible.

Pour cela il conviendra de se référer aux plans disponibles afin de comparer les différents scénarios qui y sont décrits avec la situation rencontrée.

Si celle-ci correspond à l’un des scénarios étudiés, il conviendra toutefois d’intégrer les données circonstancielles pour optimiser la réponse opérationnelle à mettre en place.

 

Parmi les données circonstancielles citons :

  • le sens du vent,

  • la quantité de produit contenu ce jour-là dans le réservoir,

  • la taille de la fuite,

  • sa localisation (en phase liquide ou gazeuse ...)

  • les personnes réellement exposées,

  • les ressources disponibles à chaud (lieux de confinement ou d’évacuation, point d’implantation d’un PMA, ...).

     

La réponse initiale à l’accident sera assurée en premier lieu par les intervenants de proximité et les équipes internes du site s’il en dispose. Des renforts spécialisés devront leur être envoyés au plus tôt, sur la base des informations transmises aux différentes structures de commandement qui auront été activées.

Ces renforts peuvent être structurés de la façon suivante :

 

Premier échelon - Équipe de Reconnaissance Risques Industriels :

Activée si possible, en moins d’une heure pour une intervention sur le terrain, elle est composée de personnels opérationnels de terrain, à vocation régionale, opérant en équipe (Déminage, Police, personnels de santé et Sapeurs-Pompiers...).

Son action porte sur l’analyse de l’événement afin de transmettre au plus tôt, un premier diagnostic sur l'événement à l’attention des autorités ou de la cellule d’experts, si elle a été activée. Durant cette phase, les services de gendarmerie ou de police réalisent des prises de vues pour fixer au mieux l'état des lieux avant que les missions de secours n'altèrent profondément les traces et indices présents sur le site.

Deuxième échelon - Équipe de levée de doute Risques Industriels :

Activée de façon souhaitée dans un délai inférieur à 3 heures, elle est constituée au niveau régional, par des personnels intégrés, appartenant aux services d’intervention (Sapeurs-Pompiers, Déminage, Santé, Armées, Police et Gendarmerie) et d’expertise (laboratoires universitaires, hospitaliers ou industriels, ...).

Sa mission, sous la responsabilité des autorités et de la cellule nationale d’experts, si elle est activée, est de confirmer le diagnostic initial, d’évaluer l’évolution des risques dans l’espace et dans le temps jusqu’au retour à la normale.

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Mission des différents acteurs