Contexte

Les événements susceptibles d'entraîner un impact grave et massif sur le public et les intervenants de tous les services engagés sont peu courants. Par ailleurs, la nature du ou des agents agresseurs impliqué(s) lors d’un accident industriel peut s’avérer difficilement identifiable dans les premiers instants.

Il convient donc, dès l’instruction des dossiers de demande d’autorisation d’exploiter, que les services administratifs chargés de l’inspection des installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) soient en mesure de s’assurer de la fiabilité des informations contenues dans l’étude de danger produite par l’industriel demandeur. (Fiche n°6)

 

Ces données feront par la suite l’objet d’un traitement et d’une mise en forme adaptée qui permettra la production de plans opérationnels efficaces : Plan d’Opération Interne (POI) rédigé par l’industriel exploitant le site à risques, Plan Particulier d’Intervention (PPI) rédigé par l’autorité compétente. (Fiche n°1)

 

Il est donc nécessaire que les informations contenues dans l’étude des dangers de chaque site :

  • portent sur des scénarios représentatifs des accidents susceptibles de s’y produire, sans en occulter aucun,

  • détaillent le calcul des distances d’effets redoutés sur l’homme et les structures à des seuils fixés par l’administration (zone d’effets domino, zone d’effets létaux significatifs 5 %, seuils d’effets létaux 1 %, seuils des effets irréversibles ...

  • fassent apparaître les zones correspondantes sur des fonds de plans adaptés en indiquant si elles sortent des limites de la parcelle industrielle,

  • dénombrent les personnes potentiellement exposées aux effets en fonction de la distance et du secteur angulaire dans lequel elles se trouvent.

 

Malgré la réalisation des plans et la formation des intervenants des services d'urgences, la mise en oeuvre des réponses apportées le jour de l’accident, sera la plupart du temps générique, dans les premiers instants, jusqu’à la levée de doute, que l’on se trouve sur un site fixe ou lors d’un transport de matières dangereuses.

 

Les intervenants doivent souvent envisager, en première hypothèse, que l’agent (ou l'association d'agents) impliqué possède un pouvoir de contamination. En raison de ce danger, ils doivent veiller en permanence, à assurer :

  • la lutte contre le transfert de contamination,

  • la marche en avant des opérations,

  • la protection du dispositif aval et des établissements de soins.

     

Ainsi, face à ce type d’événements, les services engagés devront, plus que jamais, agir simultanément, en complémentarité et de façon coordonnée. L'idéal serait une mise en alerte, voire un engagement précoce, consécutif à l'acquisition d'informations permettant d'anticiper les effets potentiels de l’accident (impacts directs et évolutions défavorables) et de ce fait, de préparer la réponse opérationnelle la mieux adaptée.

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